Le taf des héros à la Bibliothèque Rose

J – 67 avant le Tour de France  >>> Hors piste

Couv-cesar-detoure-441k Georges Bayard, auteur prolixe de la célèbre collection jeunesse d’Hachette, met en scène des apprentis-journalistes dans « César suit le Tour de France ». Une curiosité presque cinquantenaire.

Après les pérégrinations ubuesques du père Jarry sur les pentes du Golgotha hier, retour au Tour de France, le vrai, celui de l’enfance, des bonnes manières, de la joyeuse camaraderie et d’un brin d’espièglerie… Vous êtes à la Bibliothèque Rose.

La collection jeunesse publiée par Hachette n’a pas raté l’occasion d’envoyer l’un de ses jeunes héros sur un terrain de jeu comme les coulisses de la Grande Boucle. Dans «  César suit le Tour de France »*, publié en 1964, c’est l’increvable Georges Bayard qui s’y colle. Le créateur de la série des « Michel » (39 volumes au compteur entre 1958 et 1985 dans la Bibliothèque verte) et des « Cécile » (9 entre 1982 et 1987 également dans la Verte) met en scène deux garçons et une fille. Douze ans chacun, ils se vouvoient au début de l’aventure.

Le chien Perdu montera-t-il dans la voiture alors que c'est interdit ?

Perdu montera-t-il dans la voiture alors que c’est interdit ?

Tous les trois sont finalistes d’un concours organisé par un grand journal sportif, « Tous Champions ». Ils doivent suivre les six dernières étapes du Tour en s’efforçant d’être le meilleur journaliste junior. C’est-à-dire prendre des photos du départ et de l’arrivée, des faits marquants de la course, et participer chaque soir à une émission radiophonique. La récompense pour le vainqueur ? Assister aux Jeux Olympiques l’année suivante en qualité d’envoyé spécial, pour de vrai cette fois.

Pas de carte, pas d'accès au parc des suiveurs. Et pis c'est tout !

Pas de carte, pas d’accès. Et pis c’est tout !

Et voilà nos trois héros plongés dans une atmosphère de fête foraine permanente, d’Aix à Paris en passant par les Alpes, Lyon et le Morvan. Ils sympathisent avec les ténors du peloton, André Garridade de l’équipe Pégase en tête, Jacques Angeville, le champion de France, le Belge Constant Meulembique. Ils côtoient les rigueurs de l’organisation, chaussent la casquette sponsorisée, (« Avec Rumine, votre haleine a bonne mine ! Rumine, le premier, le seul chewing-gum »), mangent des pâtisseries onctueuses à souhait, montent dans la voiture des suiveurs, comme un Spider bleu pilotée par une jolie et talentueuse journaliste… Que du bonheur !

César Mouffe est d’emblée le plus dégourdi. Pragmatique et vif d’esprit, ce gamin au grand cœur parvient même à recueillir chien, Perdu, dont il fera son complice tout au long d’un parcours semé d’embûches. Car un mystérieux personnage semble résolu à l’empêcher de gagner. Que l’on se rassure, la morale est sauve, le monde du cyclisme aussi, la presse un peu moins… Mais le directeur du Tour fera tout pour éviter le scandale.

César et Marie-Lise font un tour d'honneur au Parc des Princes.

César et Marie-Lise font un tour d’honneur au Parc des Princes.

(*) «  César suit le Tour de France », Georges Bayard, illustrations de Philippe Daure, Hachette, n°154, publié en 1964. C’est en chinant que je l’ai découvert aux Archives de la Presse, une boutique débordante de feuilles jaunies et de rogatons littéraires, située dans le IIIe arrondissement de Paris. L’ouvrage menaçait de basculer dans le tiroir aux gazettes, Miroir Sprint et autres Miroir du cyclisme. Je l’ai acheté 2,50 euros.

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