Le Tour où le maillot jaune est apparu

J – 99 avant le Tour de France  >>> Sans… couleur

Michel Butel, créateur des revues « Encore », « L’Azur », « L’impossible » (sa dernière en date), est aussi passionné de sport. Il a notamment publié un petit livre rempli de photos, « Idoles du sport » (Hazan). Dans un numéro de « l’Autre Journal », un article revient sur l’apparition du maillot jaune… 16 ans après le premier Tour de France. Le voici.

Christophe 1er

Eugène Christophe

Eugène Christophe

1919. Eugène Christophe, dit le vieux Gaulois, Cricri, alias l’Homme de bronze, est en tête du Tour de France. Henri Desgrange – directeur du quotidien « l’Auto », grand ordonnateur de la Grande Boucle – décide, sur les conseils des journalistes, de distinguer le leader de ses poursuivants par la couleur de son maillot. Comme « l’Auto » est imprimé sur papier jaune, Desgrange n’hésite pas une seconde : la couleur du maillot du « forçat de la route » sera celle de son quotidien.

La petite laine est déposée à la Fédération française de cyclisme et réservée exclusivement au seul de Tour de France.

C’est ainsi qu’à trente-quatre ans, Eugène, celui que la pluie et le vent n’arrête pas sur les routes défoncées et caillouteuses, est le premier homme à endosser le fameux maillot jaune le 19 juillet 1919 au départ de la onzième étape Grenoble-Genève. Malheureusement, Cricri a la scoumoune : comme en 1913 dans le Tourmalet, la fourche de son vélo casse à une étape de la fin, sur la route reliant Metz à Dunkerque. Le vieux Gaulois n’abandonne pas. Il effectue la réparation en un temps époustouflant (une heure et dix minutes, un record pour l’époque), mais la victoire à l’arrivée au Parc des Princes lui échappe au bénéfice du Belge Firmin Lambot. Eugène Christophe participera à 11 tours de France. Il n’en remportera aucun. La dernière fois que l’on a vu sa silhouette arquée sur un vélo, c’était lors de l’édition de 1925. Le vieux avait alors quarante ans.

Depuis la création du maillot jaune, le Belge Eddy Merckx, alias le Cannibale, l’a endossé 96 fois, record absolu, laissant loin derrière lui Jacques Anquetil, maître Jacques (49 fois) et Bernard Hinault, le Blaireau (43 fois).

Texte d’Ariel Camacho, paru dans « L’autre Journal » N°3, juillet-août 1990, numéro double, 380 pages, 38 francs.  

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